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Etre végane en France : mode ou r-évolution ?

Le véganisme est de plus en plus présent dans les médias, les foyers et dans la rue : il séduit, intéresse, interpelle, agace ou choque l’opinion mais il ne laisse pas indifférent. Au pays du foie gras & des huitres, du cassoulet, de la blanquette de veau, de la bouillabaisse et des 365 fromages, alors pourquoi devenir végane et comment ?

Le véganisme n’est pas qu’un régime alimentaire – souvent imaginé comme étant « extrêmiste », « austère » ou « déséquilibré ». Il est un art de vivre positif qui nous invite à remettre en question nos automatismes, notre mode de consommation, notre rapport à la nature et à tous ses habitants.

Dans le cadre de notre démarche de tourisme durable, nous avons décidé d’ouvrir notre porte à ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ce mode de vie : végans convaincus ou non-végans curieux.

Cet article a pour but de synthétiser les informations essentielles concernant le véganisme.

Infographie vegan

Etre végane c'est quoi ?

« Végétarien », « végétalien » ou « végan » ?

Le terme « vegan » a été imaginé en 1944 par Donald Watson, le cofondateur anglais de la plus ancienne association végane au monde, la Vegan Society. Il s’agit d’une contraction des premières et dernières lettres syllabes du mot anglais “vegetarian”. En français le terme « végane » s'écrit bien avec un “e” à la fin et non pas végan, est plus largement utilisé et a fait son entrée dans les dictionnaires de langue française à partir de 2013.

La Vegan Society ayant été fondée un 1er novembre, chaque année est fêtée à cette date la « journée mondiale du véganisme ». En France, il a fallu attendre 2010 avec la création de la Fédération végane mais le véganisme en tant que régime alimentaire existe depuis plusieurs milliers d’années !

Les terminologies et régimes abondent, c’est pourquoi nous vous proposons ici un schéma pour y voir plus clair.

Comment vivre végane au quotidien ?

La définition officielle du véganisme, qui date de 1951 est la suivante : « doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux » (The Vegan Society).
Une personne végane est donc une personne qui a simplement choisi de modifier sa façon de consommer et d’agir, de façon à avoir un impact négatif le plus faible possible sur autrui. Elle fréquente les cirques sans animaux, observe les animaux dans la nature sans les chasser, se nourrit en mode 100 % végétal, choisit des vêtements fabriqués avec des matières non issues de l’exploitation des animaux (coton, matières synthétiques…) et utilise des produits cosmétiques et d’entretien non testés.

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Assiette vegane

Pourquoi devient-on végane ?

Le passage au véganisme ne se fait pas du jour au lendemain. Souvent issu d’une réflexion autour de la condition animale, le véganisme trouve aussi sa justification dans des arguments qui se recoupent bien souvent pour former un tout cohérent.

Question de santé :

Allergies, intolérances (lait..), questions sanitaires liées aux scandales dans l’industrie agro-alimentaire par exemple, ou volonté d'adopter un régime alimentaire plus sain…

Respect de l'animal ou éthique :

Plus d’1,1 milliard d’animaux sont abattus par an en France. A ce chiffre s’ajoutent les 800 000 tonnes de poissons et autres animaux aquatiques mis en vente sur le marché français. Plus de 80 % sont des animaux issus d’élevages industriels.

Il est prouvé que les animaux, tout comme les humains, sont des êtres sensibles, qui ressentent la peur, le stress et la souffrance.
Les associations dénoncent ainsi les traitements qu’ils subissent lors de l’élevage industriel : corps déformés par les manipulations génétiques, conditions de vie insoutenables, stress et mutilations à vif avant le transport et l’abattage. Les poissons, eux, subiront la plupart du temps une agonie longue et douloureuse.

Raisons écologiques :

L’industrie de la viande et des produits laitiers utilise d’énormes quantités de terres (80 % de l’espace agricole en France et 70 % des terres agricoles du monde), d’eau (36 % de la consommation d’eau des Français, source WWF 2012), des combustibles fossiles, tout en produisant 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et d’autres formes de pollution (plus d’un tiers de la pollution de l’eau par les pesticides, l’azote et le phosphore, source FAO 2009).

Cette industrie est par ailleurs responsable de 91 % de la déforestation en Amazonie (FAO, 2006 ; Solagro, 2016) et la cause principale de perte de biodiversité sur terre.
La pêche et l’aquaculture sont quant à elles sources de pollution en mer et d’érosion de la biodiversité marine : 90 % des “stocks” de poissons commercialisés sont en état de pleine exploitation ou de surexploitation (FAO, 2016).

En mangeant végan on réduit considérablement l’empreinte écologique de son alimentation, jusqu’à la diviser par deux dans certains cas.

Pour plus de solidarité :

Après la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture s’industrialise fortement dans les pays occidentaux et les produits animaux, jusque-là minoritaires dans l’alimentation, deviennent prépondérants à table. Cette évolution transforme radicalement les méthodes de production, mais aussi les échanges commerciaux à l’échelle de la planète.

Pour nourrir leurs élevages, les pays développés importent en effet alors massivement des aliments (céréales, soja) produits dans les pays du Sud au détriment des surfaces agricoles vivrières. L’Europe utilise ainsi 7 fois sa superficie agricole en terres des pays du Sud pour nourrir son bétail (Kwa A., 2001) ! Dans les pays du Sud, cette culture profite surtout à de très gros propriétaires terriens, tandis que les petits paysans sont les victimes du modèle productiviste, par exemple en Amérique du Sud, où la culture du soja est un désastre écologique et social, sans parler de l'utilisation d'OGM.

Etre végane est donc un choix de vie qui a le mérite de poser un certain nombre de réflexions telles que :

- poser un regard différent sur le mode consommation qui nous entoure,
- proposer une alternative positive de société visant aussi bien à respecter la vie animale qu’à préserver les ressources de la planète,
- vouloir offrir un monde plus juste et solidaire, notamment entre le Nord et le Sud.

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Manger végan est-ce bon pour la santé ?

La nature regorge de possibilités et se nourrir de plantes cultivées, germées ou sauvages est à la portée de tous pour peu qu’on prenne le temps de s’y intéresser sérieusement. C'est le pari des adeptes du véganisme qui puisent donc leurs nutriments principalement des producteurs primaires, c’est-à-dire des organismes qui captent et stockent l’énergie solaire par photosynthèse.

Un nombre croissant d'études médicales montre que les alimentations végétariennes (sans viande ni poisson), y compris végétaliennes (aucun aliment d'origine animale), menées de façon appropriée, sont non seulement adaptées à toutes les périodes de la vie, mais en outre bénéfiques pour la santé humaine en général, et la prévention et le traitement de nombreuses maladies (source : Apsares).

Avant la découverte de la vitamine B12 en 1947, aucun exemple n’attestait la validité nutritionnelle des alimentations végétales. La première des raisons pour lesquelles une personne peut enfin choisir de vivre sans exploiter les animaux trouve donc son origine dans une avancée technique.

Quels risques de carences ? Le cas de la vitamine B12

Un très faible apport en vitamine B12 peut être la cause d’une anémie et occasionner la dégradation du système nerveux.

Les seules sources véganes fiables de B12 sont les produits alimentaires enrichis (parmi lesquels figurent certains laits végétaux, quelques produits au soja et des céréales pour petit déjeuner) et les compléments de B12. Qu’elle provienne de compléments alimentaires, de produits enrichis ou de produits d’origine animale, la vitamine B12 est produite par des micro-organismes.

La découverte de l’origine bactérienne de la vitamine B12, seul nutriment dont les besoins nutritionnels ne peuvent être satisfaits par la consommation de végétaux, permet de court-circuiter les produits animaux depuis 1948.

La plupart des véganes consomment assez de B12 pour éviter l’anémie et la dégradation du système nerveux, mais beaucoup n’en prennent pas assez pour éviter le risque potentiel de maladies cardiaques et de complications lors de la grossesse.

Afin de bénéficier pleinement des bienfaits du régime végétal, les véganes doivent suivre l’une de ces recommandations :

1.Manger deux à trois fois par jour des produits enrichis afin d’obtenir au moins 3 microgrammes (μg ou mcg) de B12.
2.Prendre un supplément qui fournit 10 microgrammes quotidiennement.
3.Prendre un supplément hebdomadaire qui fournit 2000 microgrammes.

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Atelier culinaire végan

Notre approche des séjours véganes

Les valeurs de France écotours entrent en résonnance avec les arguments écologiques et humains prônés par les véganes. Au travers de nos séjours véganes nous souhaitons faire découvrir les régions françaises sous un autre angle et aller à la rencontre de ceux – commerçants, cultivateurs bio et acteurs engagés, entrepreneurs, restaurateurs… qui « font » le véganisme en France.

Nous les soutenons aussi parce qu’ils contribuent à la biodiversité, à l'émergence de filières agricoles respectueuses de l’environnement comme l’agriculture biocyclique végétalienne et des savoir-faire (culinaires ou autres), à une approche éthique animale devenue nécessaire face aux abus de l’élevage intensif, à l’exploitation animale et des ressources naturelles d'une manière générale.

Nos séjours véganes sont ouverts à tous, y compris aux familles et aux non-véganes. Les véganes goûtent naturellement le confort d‘un séjour en accord avec leur mode de vie et non-végans ont l‘occasion d’échanger, de découvrir de nouvelles saveurs et aliments ou tout simplement de profiter d‘un programme original en se faisant du bien !

Notre offre de séjours végane est amenée à s’étoffer rapidement ! Nous proposons actuellement les séjours suivants :

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La cuisine végane, c'est bio, bon et bien !

Les véganes cuisinent avec enthousiasme, du reste comme la majorité des Français (68% des Français cuisinent régulièrement et ce sont les femmes à 58 % qui continuent le plus souvent à préparer de bons petits repas).

Les véganes puisent leurs idées de menus en réhabilitant la tradition culinaire française, en s'inspirant de saveurs d'ailleurs, en végétalisant des recettes gourmandes comme par exemple celle de la mousse au chocolat végane. La cuisine végane est aux antipodes d'une cuisine “triste” car elle :

  • propose une cuisine créative et saine (légumes fermentés, légumes oubliés, associations… etc)
  • utilise le potentiel des légumineuses et des légumes secs
  • (re) introduit des ingrédients comme les champignons ou les algues.
  • explore épices, herbes et condiments sous-utilisés

Les algues nous ont d'ailleurs inspiré notre séjour végan en Bretagne qui permet de découvrir un monde méconnu mais ô combien fascinant !

Pour apprendre à cuisiner bio et végane en se détendant, nous proposons par exemple ce séjour végane culinaire dans l'Aude. Quant aux amateurs de vins, ils ne sont pas oubliés : que pensez-vous de notre séjour Vins véganes en Alsace ou d'un atelier “accord mets-vins végane” dans le cadre de notre séjour végane à Paris ?

Les livres de recettes et les blogs véganes abondent, c'est l'occasion de tester et… de s'étonner !

France écotours propose sur son blogs quelques recettes véganes comme la ratatouille , une salade de pois chiche, une poêlée printanière, des soupes comme la soupe de lentilles rouges et de potiron (avec crème fraîche végétale ben sûr) et même comment réaliser ses barres de céréales soi-même.

Voici également quelques liens vers des blogs ou sites culinaires végétariens et véganes :

Vegebon
Pigut
Code planete
Vegemiam
Cuisine végétalienne
Saveurs veg’ ethic
Vegan wiz

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Outdoor-Touren in Frankreich

L'agriculture est-elle par nature végane ?

La question peut paraître surprenante et pourtant la réponse n’est pas si évidente, du moins pour les végans.

Un produit végan n’est pas censé contenir d’ingrédients d’origine animale et être fabriqué sans adjuvant animal (gélatine, blanc d'oeuf…pour le vin). Cependant, intervient aussi la façon dont les matières premières agricoles ont été cultivées.

Il émerge ainsi une nouvelle forme d'agriculture qui refuse l'utilisation de produits phytosanitaires, l'amendement d'origine animale (fumier, lisier) et le cinquième quartier d'abattoir (cornes, plumes, sang, os ou autres). Les principales raisons de choisir ce mode cultural sont éthiques, économiques et/ou pratiques.

Encore marginal, ce mode de culture s’appelle « agriculture biovégétalienne » ou « agro vegan écologique ».

Les points forts de cette agriculture sont :

  • le couvert végétal riche et varié ne laissant jamais la terre à nu,
  • le non-labour ou le labour en surface du sol pour préserver sa vie bactérienne et autres micro-organismes,
  • la rotation régulière des cultures,
  • la non-intervention sur l'environnement (aux abords des champs sont préservés les haies, talus et arbres pour favoriser la présence des mammifères et des insectes),
  • la diversité culturale

L'agriculteur qui opte pour cette forme d'agriculture doit s'intégrer dans l'écosystème existant sans le bouleverser. Il cherche à le valoriser pour développer un milieu propice à une cohabitation entre l'homme et l'animal.

Le standard « agriculture biocyclique végétalienne »

Ce standard repose sur les 4 éléments suivants :

  • une agriculture biologique sans élevage,
  • un environnement de culture riche en biodiversité,
  • une fertilisation 100% végétale,
  • la recherche d’autonomie et de cycles fermés pour un impact réduit

Grâce à l'accréditation par l'IFOAM (Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique) des méthodes de l'agriculture biocyclique végétalienne (ABV), les consommateurs véganes ont enfin leur standard d'agriculture végétalienne.

Les premières exploitations certifiées en Allemagne, en Grèce et en Chypre ont déjà commencé à commercialiser leurs produits sous le label « issu de l’Agriculture Biocyclique Végétalienne ».

En France, sous l'impulsion de l’association Vegan France Interpro avec son pôle associatif « ABV » pour « Agriculture Biocyclique Végétalienne » , la toute première certification agricole « Standard Biocyclique Végétalien » vient d’être décernée au vignoble Château La Rayre à Colombier en Dordogne.

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Chiffres et tendances en France et ailleurs

Que représentent les végans en France ?

5% des Français seraient végétariens ou végans, selon plusieurs sources, dont un sondage mené en 2017 par l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive et l’association L214.

Une infime minorité de ces personnes seraient véganes, mais il faut garder à l’esprit que :

  • 30% seraient flexitariens, selon les estimations de la direction marketing de la marque Herta, qui a lancé il y a peu toute une gamme de simi-carnés,
  • 50% déclarent vouloir augmenter leur consommation de produits végétaux selon un sondage de 2017 IFOP/Lesieur,
  • 46% souhaiteraient que les restaurants classiques de type restaurants à table proposent un ou deux plats vegans à leur carte, selon une étude de septembre 2016 réalisée par CHD Expert, l’un des leaders mondiaux des études de marché dans le secteur alimentaire.

PETA France a pour sa part constaté une très forte progression du véganisme depuis 2016 en se basant sur le nombre de téléchargement de son guide gratuit “Guide du végan en herbe”. Cette association révèle aussi que le mot-clé « végan » a été recherché par les français deux fois plus en 2016 qu’en 2015 (source Google). Une progression spectaculaire.

PETA rapporte également, parmi les statistiques sur le véganisme, trois autres informations significatives :

  • L’étude des tendances alimentaires montre que depuis 2016 la priorité est donnée aux végétaux, ce qui renforce et élargit l’offre de produits végans.
  • Une autre étude prévoit qu’au cours des prochaines années le marché des alternatives aux produits laitiers va croître de plus de 15%.
  • Et enfin, la même tendance à la croissance est de près de 7% pour le développement des produits simili-carnés.

La présidente de l'Association végétarienne de France (AVF) s’est exprimée en ces termes : “Pendant longtemps, la France a été super à la traîne par rapport à Londres ou Berlin mais elle rattrape son retard. Pour nous, ce n'est pas une mode, mais un mouvement de fond. Il y a un nouveau secteur économique qui émerge grâce à cette cuisine végétarienne. Un mode de vie durable, une bonne éthique, et bon pour la santé.”

Comme un signe, l'association a vu passer son nombre d'adhérents de 500 en 2008 à… 5000 en 2016.

Le véganisme ailleurs dans le monde

En Allemagne, 9,3 million de personnes suivraient un régime végétarien ou végane. Au pays de la saucisse, les chiffres publiés par l’Agence fédérale pour l’agriculture et l’alimentation font état d’une baisse de la consommation de viande en Allemagne qui est passée sous la barre des 60 kg par an et par personne en 2017. Il s’agit là du niveau le plus bas jamais atteint depuis vingt ans et comparable à la situation rencontrée lors de la crise de la vache folle.

L'Allemagne est aussi à l'initiative de deux salons véganes dès 2011 : Veggie World, qui a essaimé depuis à l'international, dont en France (Paris, Lyon Bordeaux) et Veganfach.

En Angleterre, « pionnier du véganisme moderne », la part des produits sans aucun ingrédient animal a presque doublé entre 2014 et 2017 selon Mintel, société d’études de marché basée à Londres. La part des nouveaux produits végétaliens ou sans ingrédients d’origine animale sur le marché des aliments sans viande était de 28 % en 2014, alors qu’en 2017, ce chiffre était de 52 %.

Dans le monde, le site planetoscope nous informe que le marché mondial des produits végétariens ou végans devrait représenter 4,6 milliards d’euros en 2020 (soit 146 € par seconde). La croissance moyenne des ventes de produits véganes serait entre 2015 et 2020 serait de 8,4% par an.

Pourquoi le nombre de végans augmente t-il ?

La convergence de plusieurs facteurs contribue à faire du mouvement végane plus qu’une tendance, mais un changement de fond des mentalités et des habitudes.

L’opinion est influencée par la médiatisation de la maltraitance animale (activisme, videos d’abattoirs…), des scandales sanitaires dans l’industrie agro-alimentaire animale (viande, poissons et produits laitiers) et enfin des dégâts de l’agriculture conventionnelle sur la pollution et l’émission des gaz à effet de serre.

A ces faits s’ajoutent des arguments* santé* véhiculés par des organisations respectées comme l’OMS. Celle-ci a classifié comme cancérigène certaines viandes transformées (charcuterie) et comme probablement cancérigène la viande rouge.

La communauté végane grandit, se mobilise et se fait entendre aussi via les prises de positions, films et ouvrages de personnes célèbres et crédibles, à la fois sur le respect du aux animaux, sur l’alimentation, et sur les conséquences climatiques désastreuses de l’élevage.

Enfin, aspect positif, le public se voit proposer un choix de plus en plus grand de produits végétaliens estampillés végans dans la grande distribution, ainsi que des produits simili-carnés et simili-laitiers. Les blogs et ouvrages de cuisine végane se multiplient, ainsi que l’ouverture de restaurants végans ou incluant des plats végans dans leurs cartes.

Ils sont encouragés par l’information sur la vitamine B12, son utilité, son existence et la facilité à s’en procurer.

Les jeunes générations étant les plus sensibles à ces facteurs, il est fort probable que lorsque ces générations accèderont au pouvoir de décision, la société sera encore plus favorable au véganisme.

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VEGAN-LABEL-FR

Les labels véganes

Faire ses courses pour un végane exige parfois de scruter longuement les étiquettes et de savoir déchiffrer le jargon de l’alimentaire. Certes l’offre de produits « pour véganes » explose, mais est-elle fiable ? Existe-t-il des labels protégeant le consommateur ?

Comment identifier un produit végane ?

A ce jour la certification végane n’est ni obligatoire, ni encadrée par la loi. Par conséquent les entreprises ont le droit d’estampiller et de vendre leurs produits avec leur propre pictogramme « vegan”, ce qui, en l’absence de contrôle peut naturellement entraîner des abus comme l'utilisation d'OGM.

Il existe toutefois des logos correspondant à des produits certifiés. Le pictogramme ci-dessus, publié par l’association Vegan France permet de les identifier.

Les associations de végétariens et véganes et des pétitions de citoyens travaillent à influencer la réglementation européenne, en espérant qu’avec le développement des produits éthiques une législation et des contrôles réguliers se concrétiseront.

Les labels « cruelty free» ou « sans cruauté »

Ces labels garantissent uniquement que le produit n’a pas été testé sur les animaux vivants mais pas qu’ils sont exempts d’ingrédients d’origine animale dans leur formulation. L’interdiction de tester les cosmétiques sur les animaux vivants n’est pas une caractéristique propre aux produits véganes, ils sont aujourd’hui totalement interdits dans toute l’Union Européenne depuis la loi du 11 mars 2013.

Nous vous recommandons la lecture de l’article du blog de Vegan France, très informatif sur ce sujet.

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Lexique

  • Cuisine végétale : cuisine utilisant exclusivement des produits d’origine végétale, et excluant les produits d’origine animale.
  • Véganisme : mode de vie fondé sur un refus de l’exploitation des animaux, qui exclut autant que possible l’utilisation de produits animaux, dans l’alimentation (chair animale, oeufs, lait, miel…) mais aussi dans d’autres secteurs comme l’habillement et les loisirs. Peut aussi être utilisé pour signifier “végétalisme”.
  • Végétalisme : mode d’alimentation qui exclut la chair des animaux, mais aussi tout produit d’origine animale (oeufs, lait, miel…).
  • Végétarisme : mode d’alimentation qui exclut la chaire des animaux (viande, poisson, mollusques, crustacés…).
  • Végéta*isme : utilisé pour signifier “végétarisme ou végétalisme”.
  • Spécisme : considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder. Ce concept éthique est surtout utilisé par les tenants de l'antispécisme, dans un contexte lié aux droits des animaux.

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Liens utiles

Associations :

Fédération végane
AVF
Vegan France
ProVeg international (en anglais)
L214
Droits des animaux
PETA France
Antidote Europe

Sites / blogs généralistes :

Vegactu
Happy Cow (en anglais)
Vegplanete
Vegan food and living (en anglais)
Unnatural vegan (chaîne Youtube en anglais)
Antigone XXI

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