Paroles de vignerons en “bio”

Témoignages et éclairages sur la viticulture bio et les enjeux du changement climatique

De quelle façon aborder un sujet comme le vin bio ? La meilleure approche selon nous est d’écouter ceux qui le font, et de goûter le fruit de leur travail. Les quatre viticulteurs que nous vous présentons ci-dessous travaillent tous en biodynamie. Ils ont spontanément accepté de répondre à nos questions et se réjouiront de vous recevoir dans leur domaine lors d’un de nos « séjours vins bio ».

Sommaire

David, viticulteur bio dans le Bordelais

« La renaissance des cépages oubliés est une des solutions face au changement climatique »

Comment êtes-vous arrivés à la vigne et au bio ?
Issu d'une famille liée historiquement à la vigne et au vin depuis 1710, je me suis toujours intéressé au vin. Les rencontres partout en France de vignerons passionnés ont façonné mon goût. Les plus belles émotions que j'ai eu venaient de vins en bio et surtout Bio-dynamie (FALFAS 1995, Coulée de serrant 1996, Ostertag, etc.), à une époque où le mot biodynamie était inconnu et/ou totalement méprisé. Tout cela m'a ramené au domaine familial et m'a donné l'envie de faire moi-même du vin, sans aucune chimie.
La rencontre avec Alain Dejean (domaine Rousset Peyraguey à Sauternes ) en 2001 a été le déclencheur de mon installation en 2002.

Quelles « techniques » avez-vous adopté / adapté pour optimiser votre production en bio ?
Approche de la Biodynamie par l'étude et les lectures, rencontres avec des praticiens, respect du bon sens agronomique. Observer le vivant pour mieux le comprendre.

De quoi êtes-vous le plus fier et ce qui vous distingue ?
Arriver à faire des vins sains, qui restent vivants après des années de bouteille et qui procurent toujours du plaisir. Favoriser la vie plutôt que d'amplifier la mort.

Quels sont les obstacles que vous rencontrez encore aujourd’hui dans votre production/commercialisation de vin bio ?
Anticiper les aléas climatiques violents (gel, grêle, pluies diluviennes ou sécheresse) qui provoquent des stress très importants favorisant les maladies et induisent des pertes de production. Accélérer plus rapidement la vie dans les sols.

Quels sont vos projets ou ambitions pour les années à venir ?
Faire de beaux vins naturels et notamment avec tous les cépages oubliés de Bordeaux que l'on replante depuis cette année.

Ressentez-vous les effets du changement climatique et si oui dans quelle mesure ? Comment vous-y adaptez-vous ou vous-y préparez ?
C'est le moins qu'on puisse dire, depuis deux ans on subit les intempéries. Nous essayons de faire de la prévention par anticipation autant que possible. Nous explorons de nouvelles stratégies de renforcement des résistances du végétal face aux agressions, de renforcement de la bio diversité ( plantation de haies, installation de ruches, couverts végétaux ). La stimulation de la vie microbienne du sol ( compost, préparas spécifiques bio dynamiques ) pour développer un humus stable est le seul tampon efficace face aux excès d'eau et de chaleur.

Votre dernier mot ?
“Il n'y a pas de terre facile ou difficile, il n'y a que des terres qui demandent plus ou moins de travail” (proverbe chinois)

A propos du domaine :
Le domaine de 35 hectares (dont 30 hectares plantés) qu’exploite et convertit David depuis 2016 se situe à la pointe est des Graves, près de Langon et du Sauternais. Les vignes y ont entre 10 et 45 ans, avec les cépages classiques du Bordelais (Merlot, Cabernet Sauvignon, Sauvignon blanc, Sémillon…).
Sur le domaine sont également plantés une vingtaine de cépages qui ont fait l’histoire des vins de Bordeaux, mais qui ne sont aujourd’hui plus autorisés (pour la plupart) dans les décrets de l’appellation : Mancin, Saint-Macaire, Castets, Bouchalès, Enrageat, Penouille, Carménère, Blanc Auba, Sauvignonasse…

Rencontrez David au cours de notre séjour le vignoble bordelais bio à vélo.

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Colette, champagne

Colette, viticultrice bio en Champagne

« Je suis fière de ne pas m’être découragée dans les moments difficiles »

Comment êtes-vous arrivée à la vigne et au bio ?
Suite à un souci de valorisation du champagne avec mes collègues des Jeunes vignerons de la Champagne (1993-1998), nous sommes allés visiter des exploitations qui réussissaient parfaitement en Bourgogne. Ces exploitations étaient en bio ou biodynamie. Cela a été comme une révélation, j’ai compris que je ne pouvais pas continuer à travailler contre la nature en continuant à détruire les sols de mon installation en 2002.

Quelles « techniques » avez-vous adopté / adapté pour optimiser votre production en bio ?
La mise en place s’est faite progressivement en commençant par les vignes les moins sensibles aux maladies puis en ajoutant des tisanes et décoctions de plantes. J'ai aussi utilisé des composts pour la fertilisation de mes sols (début conversion en 2006 fin en 2012).

De quoi êtes-vous le plus fière et ce qui vous distingue ?
Mes plus grandes fiertés : la transformation de mes sols, avec comme résultats plus d’érosion et des sols vivants. J’ai été la 1ère vendeuse de raisins (en totalité) en Champagne. Je suis fière de ne pas m’être découragée lors des moments difficiles (et il y en a eu beaucoup). Fière aussi d’avoir motivé un de mes frères dans l’aventure bio. Fière d’avoir entrainé ma cave coopérative dans l’aventure (la première en Champagne), le Centre Vinicole de la Champagne à Epernay.

Quels sont les obstacles que vous rencontrez encore aujourd’hui dans votre production/commercialisation de vin bio ?

Les plus grands obstacles au tout début c’est le manque de matériel et les coûts que cela à engendré pour mon exploitation. Le fait que je sois une femme seule, l’incompréhension de mes frères avec qui je travaillais. Coté commercialisation, le fait de lancer une marque est couteux et le retour sur investissement est très long. La complexité des démarches administratives en général et à l’export en particulier, peut être aussi une source de découragement. Aujourd’hui, la réduction des doses de cuivre imposée par l’Europe va devenir un vrai challenge pour les vignerons bio champenois. Et enfin les bouleversements climatiques ne facilitent pas notre travail.

Quels sont vos projets ou ambitions pour les années à venir ?
Je suis quelqu’un de très active et j’ai toujours envie d’explorer d’autres domaines. J’ai entrepris de convertir et surtout de sauvegarder le rucher de mon père (aujourd’hui seulement 28 ruches) pour produire un miel AB et surtout pour le bien être des abeilles en cours d’extinction dans l’indifférence de bon nombre de nos élus. Je souhaite juste conforter ma production de 5000 bouteilles à l’année et d’en obtenir une rémunération juste. Comme je n’ai pas de caves à faire visiter, je commente plutôt le paysage, sa construction, la formation de mes sols, j’ai la chance d’avoir des profils très intéressants sur ma commune.

Ressentez-vous les effets du changement climatique et si oui dans quelle mesure ? Comment vous-y adaptez-vous ou vous-y préparez vous ?
Le dérèglement climatique est malheureusement une réalité. J’ai constaté que depuis la tempête de décembre 1999 le climat à changé dans notre région, beaucoup moins pluvieux et moins humide. Cela se traduit par des épisodes de sècheresse anormalement longs,(ex : en 2015 de mi-juin à mi-septembre) 3 mois sans une goutte d’eau. A l’inverse en 2016, 3 mois (mai, juin ,juillet) de pluie continue. Des orages très violents et destructeurs, cette année en mai plusieurs centaines d’hectares ont été détruits par la grêle. Il n’y a pas vraiment de possibilité de s’adapter, nous restons impuissants face aux déchainements des éléments.

Votre dernier mot ?
La nature est généreuse mais elle peut aussi tout reprendre ! j’ai pour habitude de dire que je suis devenue viticultrice depuis que je pratique la viticulture biologique. J’ai appris à poser un autre regard sur la nature, à voir mon métier différemment. J’ai compris Monsieur de St Exupéry lorsqu’il à dit : « nous ne recevons par la terre de nos parents mais que nous l’empruntons à nos enfants ».

La viticulture biologique m’a rendue, je pense, plus sage et certainement plus heureuse, j’arrive à m’émerveiller devant de simples choses (une fleur, des insectes, un coucher de soleil…) et puis la commercialisation me permet d’étancher ma soif de rencontres, de contacts, d’échanges.

A propos du domaine
Colette exploite 2 ha 24 ares de vignes biologiques situées dans le Baséquanais (Côte des Bar, Aube). Le parcellaire est planté en Pinot Noir, Pinot Blanc et Chardonnay. La moyenne d’âge des vignes est de 20 ans.

Rencontrez Colette au cours de notre séjour l'AOC Champagne bio à vélo

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christian vin

Christian, viticulteur bio en Alsace

“ Travailler avec la Nature pour offrir un vin 100 % raisin “

Comment êtes-vous arrivés à la vigne et au bio ?
Notre famille aurait exploité des vignobles dans le Bas-Rhin, avant de s’installer à Ammerschwihr en 1770. Après la seconde guerre mondiale et la reconstruction de la cave aux abords du village, la chimie fait son apparition dans l’agriculture et l’œnologie. Dans les années 50, Joseph, mon père, accueille avec joie le confort de la mécanisation… puis réalise que « productivisme » ne rime pas forcément avec « qualité ». Authentique vigneron, il ne cesse alors de labourer ses vignes, veille à traiter la vigne avec les produits comme la bouillie bordelaise, aujourd’hui certifiés bios, ou « fumer » ses vignes avec du fumier de paysans locaux… Bref, malgré les nouvelles technologies, l’esprit paysan demeure présent au domaine et se transmet encore aux enfants. Sans pourtant jamais avoir revendiqué cet esprit « bio avant l’heure », préférant prôner une viticulture « normale », Joseph était déjà considéré comme marginal par ses contemporains…

Dans les années 2000, je m’installe au Domaine et je lance des initiatives : ajout de 4 ha de vignes en coteaux, achat de parcelles de Grands Crus, passage à une culture bio certifiée et premiers pas en biodynamie ! Le design se modernise, le matériel se renouvèle et de nouvelles cuvées pointent le bout de leur nez… Inspiré par deux générations de vignerons bâtisseurs, je monte un projet de construction d’un chai bioclimatique, énergétiquement passif, et favorisant l’épanouissement des êtres qui y vivent (les vins) et y travaillent (l’équipe du Domaine).

Quelles « techniques » avez-vous adopté / adapté pour optimiser votre production en bio ?
Notre vignoble, situé dans le village d’Ammerschwihr, en Alsace, est certifié en agriculture biologique (ECOCERT) et cultivé en biodynamie et phytothérapie depuis plus de 10 ans. Les raisins proviennent uniquement de notre propre récolte et sont vendangés en sur-maturité, bien après les vendanges traditionnelles. Les vinifications suivent un itinéraire sans intrant oenologique: la transformation de nos jus de raisin en vin se fait de façon « naturelle », et ce dans notre nouveau chai bioclimatique depuis 2014. Quant à nos eaux de vie, elles proviennent des marcs et de fruits principalement issus de notre production et sont distillées de façon ancestrale, afin de développer des arômes fins et expressifs, tout en favorisant la digestion.

De quoi êtes-vous le plus fier et ce qui vous distingue ?
De faire du vin juste avec du raisin, comme cela a été fait depuis des millénaires,et voir ses bouteilles présentes sur les meilleures tables.

Quels sont les obstacles que vous rencontrez encore aujourd’hui dans votre production/commercialisation de vin bio ?
Valoriser le vin nature alsacien afin que le prix puisse faire perdurer cette pratique ancestrale qui consiste à faire du vin avec 100% de raisin. Celle ci est vertueuse pour la terre, car elle sous entend que le vigneron travaille AVEC la nature en respectant son rythme tout au long de la vinification . Elle induit aussi des valeurs humaines afin de créer des systèmes respectueux et durables pour les générations futures.

Quels sont vos projets ou ambitions pour les années à venir ?
Nous avons entamé la réflexion autour les animaux dans les vignes ainsi que le maraichage sous les rangs de vigne. Nous avons aussi un projet de valorisation des pépins de raisins.

Ressentez-vous les effets du changement climatique et si oui dans quelle mesure ? Comment vous-y adaptez-vous ou vous-y préparez ?
Historiquement l’Alsace bénéficie d’un climat continental avec des saisons très marquées. Comme ailleurs, ces vérités ancestrales sont bousculées. Les réflexes acquis pour chaque saison ont été remplacés par un besoin d’adaptabilité permanente avec ce qu’il y a ici et maintenant. Au vigneron de faire avec.

Depuis 2014 nous avons lancé des cuvées de macération (Vin Orange-Skin Contact), dont le processus de vinification est inspiré par l’héritage géorgien avec des vignes habituées à des chaleurs comparables à se que l on peut vivre ici depuis quelques années. Lorsque les raisins sont rentrés dans le chai, ils sont pigés au pied par notre équipe puis ils sont laissés « dans leur jus » sur une durée variant de quelques jours à plusieurs mois, selon le résultat souhaité, afin de donner la couleur et l’acidité au vin.

Le lancement de la cuvée Si Rose en 2014, fruit d’une macération longue de gewurtz et pinots gris en 2013 puis d’une macération courte pour y apporter la fraîcheur du nez marque l’introduction de cette technique sur les cépages alsaciens. Une nouvelle génération de vins et de vignerons nature est en marche.

Parallèlement , nous comptons sur la nature , fruit d’une adaptation permanente à travers les siècles, pour trouver les solutions. Notre travail consiste à l’accompagner en limitant au maximum notre impact. Dans ce cadre nous privilégions le couvert végétal afin de préserver la structure des sols et éviter les problèmes de sècheresse.

Votre dernier mot ?
L’Alsace se place aujourd’hui comme la région en Europe la plus dynamique en terme de production respectueuse du vivant. Avec plus de 10% des surfaces cultivées en bio et la concentration la plus forte de vignerons en France. nous en sommes un des précurseurs. En 2008 avec 3 autres acolytes, nous avons lancé le Salon des Vins Libres afin de faire connaître le vin fait uniquement avec 100% de raisins. Il a été aussi à l’origine de l’AVN , la première association de vignerons nature qui ont désiré définir la production de vin nature pour pouvoir la porter au niveau politique.

A propos du domaine
Le domaine comporte une grande majorité de vignes en coteaux, une communale Côtes d’Ammerschwihr, des lieux-dits Hinterberg, Hinterburg et Sonnenberg et trois Grands Crus des plus reconnus, Kaefferkopf, Schlossberg et Wineck-Schlossberg. Le fait d’avoir une large majorité de vignes en coteaux, dans des terroirs historiques où la vigne était cultivée depuis toujours, permet de garantir une régularité de qualité et de quantité.

Sur les 10 hectares de vignes, la famille élabore chaque année différentes cuvées issues de la combinaison de plusieurs cépages et terroirs propres à l’Alsace. La richesse de leur parcellaire permet d’élaborer aussi bien des vins blancs, rouges ou rosés, des pétillants, vins tranquilles, secs ou plus ou moins doux (Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles) et, quelques années, des cuvées inattendues qui ne manquent pas de surprendre.

Rencontrez Christian au cours de notre séjour Les vins bio d'Alsace à vélo

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eric

Eric, viticulteur bio en Minervois

“ S'inspirer de la naturopathie pour augmenter les défenses immunitaires de la vigne”

Comment êtes-vous arrivés à la vigne et au bio ?
J’ai repris le domaine familial dans les années 2000. Mes parents sont tous deux issus de familles de vignerons depuis plus de 200 ans. Installés sur la côte languedocienne, ils sont allés vivre en Algérie avant de revenir en France dans les années 60. Ils cultivaient déjà de la manière la plus naturelle possible et se sont attachés à créer des vins authentiques et de haute qualité.
J’ai franchi le pas du bio après avoir expérimenté sur le terrain des méthodes naturelles et surtout après avoir suivi une formation chez Claude Bourguignon, ingénieur agronome et Fondateur du LAMS (Laboratoire d'analyse microbiologique des sols). Je me suis également formé aux plantes bio-indicatrices auprès de Gérard Ducerf et de Lionel Bunge.

Quelles « techniques » avez-vous adopté / adapté pour optimiser votre production en bio ?
Je mets en pratique l’enseignement de Claude Bourguignon concernant la microbiologie des sols et du sous-sol à l’aide de compost végétal par exemple et j’ai développé d’autres techniques inspirées de la naturopathie avec Michel Barbaud, un chercheur agrobiologiste, naturopathe, phytobiologiste, bioélectronicien. Nous avons baptisé cette technique « Naturo-Culture©». A l’instar de la naturopathie, l’objectif est d’augmenter naturellement les défenses immunitaires de la vigne. Inversions de sols, antagonismes biochimiques et analyses en bio-électronique révèlent en effet les causes des déséquilibres des sols qui créent les maladies des plantes et les déviances que l’on peut retrouver ensuite en cave lors des fermentations et des élevages.

De quoi êtes-vous le plus fier et ce qui vous distingue ?
Je suis particulièrement fier d’avoir augmenté la vie microbienne et la matière organique de mes sols, ce qui par ricochet a attiré des auxiliaires naturels contre les pathogènes et les maladies de la vigne. La biodiversité sur et autour de mes parcelles fait plaisir à voir ! Je suis également fier d’offrir au public un vin naturel et végétal.

Quels sont les obstacles que vous rencontrez encore aujourd’hui dans votre production/commercialisation de vin bio ?
Pour moi le principal obstacle est le climat : imprévisible et de plus en plus extrême.

Quels sont vos projets ou ambitions pour les années à venir ?
J’aimerais développer la naturo-culture© auprès des agriculteurs. J’ai créé dans ce but une association et ai déjà formé une centaine de confrères. Mon projet à terme est de devenir un centre agro-écologique où la méthode de Naturo-Culturesera appliquée à toutes les cultures réalisées sur le Domaine afin de mettre en évidence les résultats obtenus (vins, fruits, légumes…).

Ressentez-vous les effets du changement climatique et si oui dans quelle mesure ? Comment vous-y adaptez-vous ou vous-y préparez ?
Le climat est devenu un réel problème avec des épisodes extrêmes de sécheresse longue ou de gelée qui deviennent habituels. Nous avons eu jusqu’à -8° de gelée, inimaginable dans notre région !
Il est difficile de lutter contre le climat mais les techniques de culture bio aident par exemple à mieux drainer les sols, à limiter l’érosion, à remplir les nappes phréatiques, etc.

A propos du domaine

Le Domaine d’Eric est situé dans le sud de la France, dans la partie héraultaise à l’Est du Minervois, entre Carcassonne, Béziers et Narbonne. Le vignoble est exposé majoritairement sud / sud-est.
Dans ses vignes Éric a choisi de réimplanter uniquement des cépages méditerranéens :
- Syrah, Mourvèdre, Carignan et Grenache pour les rouges ;
- Viognier et Roussanne pour les blancs.
En effet sur ce terroir ces cépages bénéficient des conditions optimales pour s’épanouir pleinement. C'est le père d’Éric qui planta les Carignan et le Grenache le plus âgé, dont certains ont plus de 40 ans !

Eric réalise des vins rouges, blancs et rosé révélant des arômes aussi plaisants qu’atypiques pour la région.

Rencontrez Eric dans son domaine lors d'un séjour myecostay

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labels infographie vin

S'y retrouver dans les techniques et labels de vins en bio

Les labels bio et biodynamiques concernant les produits agricoles et notamment les vins, sont relativement nombreux en France. Mis à part le label bio européen et Demeter, ils sont pour la plupart créés en France à l’initiative d’associations de professionnels, soucieux de tirer le « bio » encore plus loin vers le haut. Voir l'infographie plus haut.

Petit lexique du vin bio

Viticulture biologique : c’est une pratique de la viticulture selon les principes de l'agriculture biologique. La viticulture biologique se contraint à ne pas utiliser des molécules organiques de synthèse, favorise la lutte naturelle entre les espèces, la vie des sols, la pérennité des espèces animales et végétales et leurs écosystèmes naturels.
Elle est régie par le règlement européen CE 2092/911, et depuis 2012 une réglementation encadre spécifiquement la production de vin biologique. Cette réglementation fait suite à celle qui encadrait la production de raisins issus de la viticulture biologique.

Biodynamie : L’agriculture biodynamique est l’un des courants fondateurs de l’agriculture biologique. Plus qu'une simple pratique viticole, il s’agit d’une philosophie. Ce processus homéopathique qui vise à renforcer la plante et le sol dynamise la vigne et son environnement à l'aide de préparations élaborées avec des produits entièrement naturels. Des concoctions synonymes d'équilibre et de vitalité administrées en respectant le cycle des astres.
L’origine de la biodynamie date des années 1920. Des agriculteurs s’inquiètent alors de constater certains phénomènes comme la dégénérescence des plantes cultivées, la perte de fécondité des troupeaux ou la diminution de la qualité des aliments. Ils font alors appel à Rudolf Steiner (1861-1925), philosophe et scientifique autrichien connu pour être le fondateur de l’Anthroposophie, un courant de pensée qui intègre les composantes psychiques et spirituelles du monde dans sa démarche scientifique. Rudolf Steiner donna alors en 1924 un cycle de huit conférences connu sous le nom de Cours aux agriculteurs, où il posa les fondements théoriques et pratiques de cette agriculture qui cherche à saisir la nature profonde de la terre, des plantes et des animaux pour travailler en les respectant.

Agriculture biocyclique végétalienne : Il s’agit d’une méthode bio et purement végétale d’agriculture. Les agriculteurs n’utilisent pas d’engrais (fumier solide, lisier etc.) ou d’autres substances issues d’excréments ou de parties de corps animaux. En outre, dans l’agriculture biocyclique végétalienne l’emploi de farines animales (à base de plumes, os, poils, cornes etc.) est interdit. En revanche, la fertilité du sol est conservée au moyen de sources végétales et minérales, telles que le compost et la terre d’humus, les légumineuses (p. ex. le trèfle), des substrats de fermentation ou d’autres techniques de fertilisation végétale. Depuis 2017, ce standard est disponible à l'échelle mondiale en tant que standard IFOAM (association internationale d'agriculture biologique).

Vin naturel : vin réalisé artisanalement qui se veut être une “alternative à l’uniformisation du goût” et qui refuse l’utilisation de molécules issus de la chimie de synthèse.

Naturo-culture : La Naturopathie a été adaptée à l’agriculture par le chercheur, scientifique et indépendant, Michel Barbaud, Agronome-Naturopathe. Après 20 ans de recherches, ses formules bien appliquées constituent des réponses fiables aux différents problèmes que rencontrent les agriculteurs tant au niveau du traitement des maladies que du traitement de leur cause. Le nom « Naturo-Culture© » a été déposé afin de définir cette méthode qui regroupe plusieurs disciplines dont notamment :

  • les analyses de sols en bio-chimie ;
  • les analyses de sols en bio-électronique ;
  • les bilans sanitaires de sols ;
  • les plantes bio-indicatrices ;
  • les médecines naturelles traditionnelles telles que la naturopathie, l’herboristerie et l’aromathérapie ;
  • l’observation et le bon sens ;
  • les pratiques ancestrales telles que l’équilibre sylvo-agro-pastoral et la géobiologie.

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verre

Liens utiles

Associations

Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique (MABD)
Biodyvin (Syndicat International Des Vignerons en culture Bio-Dynamique )
Agence bio (Agence Française pour le Développement et la Promotion de l'Agriculture Biologique)
Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB)
La Cooperation agricole
Association des vins naturels
Association des vins S.A.I.N.S (Sans Aucun Intrant Ni Sulfite)
Vegan France

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